Les Tourette sont créatifs !
TIC et TOC, un bref conte par Robin Zmirou.
Tic et Toc se faisaient la guerre. Tic faisait des gestes et tapait. Toc crachait et criait. Ils exprimaient leur mécontentement car ils voulaient devenir rois à la place du roi Cervo. Le roi Cervo était malade car son royaume était trop grand pour lui et il n'arrivait pas à le gouverner.
Le roi Cervo appela son chef soignant (Agathe) qui fit appel à l'armée des Médocs. C'étaient des combattants qui avaient pour mission de protéger le roi Cervo et aussi calmer le jeu mais ils n'étaient pas toujours les plus forts : parfois, Tic gagnait, parfois Toc et parfois l'armée médocienne.
Il fallait du renfort : Tic alla chercher un alchimiste (Michel), Toc une sorcière (Hélène) et les Médocs une fée (Jean-Marie) pour continuer à se battre. Mais les magiciens étaient intelligents et comprirent vite la raison du combat. Ils décidèrent de s'entendre entre eux pour faire la paix. Mais Tic et Toc ne voulaient pas faire la paix.
Les Médocs donnèrent une idée aux magiciens : jeter un sort à Tic et Toc pour les paralyser. Mais ça n'allait pas car il fallait que Tic et Toc fassent la paix de leur plein gré.
L'alliance Magidoc (magiciens et Médocs) décida alors d'accorder à Tic et à Toc une morceau du royaume du roi Cervo pour l'aider à gouverner. Finalement, le roi Cervo guérit grâce à l'alliance Magidoc mais aussi grâce à Tic et à Toc.
Syndrome maladif, par Jérôme, alors âgé de 19 ans..
Ne riez point de cet handicap omniprésent,
Certainement drôle et amusant à votre regard,
Mais blessant sont vos égards si absents,
Qui brûlent l'ultime et unique espoir,
Gesticulations acharnées, hurlements répétitifs,
Baignent continuellement dans une angoisse mortifère,
Symptômes de l'éternel syndrome maladif,
Qui désintégre toute existence ordinaire,
Pourtant si profonde est la souffrance réelle,
Que nul n'aperçoit l'ombre de mes pensées,
Mes sourires, mes joies restent artificiels,
Lorsqu'un brin de bonheur jaillit du fossé,
Enfouis parmi la douleur abyssale,
Le complexe s'éveille d'un bref écho,
Dénigrant une séreinité spirituelle et idéale,
Le ridicule déshonorant prolifère dans ma peau.